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Potion #1

Bonjour à toutes et tous.

Je vais vous demander d’enfiler vos robes de protection et de déposer vos baguettes. Comme l’a dit un jour l’un de nos très respecté collègue, réaliser une potion est un art subtile et complexe, qu’il vous faudra apprivoiser avec la plus grande prudence, au risque de tomber gravement malade, de vous blesser ou pire... vous faire renvoyer !

Assez plaisanté ! Prenez place devant les chaudrons, rangez vos baguettes et vos manuels, fermez votre bouche et ouvrez grand vos oreilles et vos yeux !

Tout d’abord commençons par la base à la création des potions. A savoir les chaudrons !

Petit résumé d’histoire :

L’histoire de la chaudronnerie remonte au moins a la fin de l’âge de bronze. Les premiers statuts de la corporation en France sont datés du XIVe siècle, sous Charles V de France. Il fallait alors 6 ans d’apprentissage et 600 livres pour accéder à la maîtrise.

L’un des chaudrons le plus connu est certainement le chaudron de Gundestrup, trouvé au Danemark en 1891. On date sa création au début du premier siècle de notre ère.


Les différents types de chaudrons :

- En métal, il symbolise le feu.

- En argile cuite, il symbolise la terre.

- En étain, il permet de condenser les énergie et, de ce fait, octroie une meilleur protection, évitant la plupart des rejets d’acides.


Les règles de sécurité :

Toujours porter une robe et des gants de protection ( En peau de dragon ou de salamandre)

Mélanger les ingrédients dans l’ordre et suivre la recette à la lettre.

Ne JAMAIS, toucher, manger, porter à ses lèvres un ingrédient inconnu !

En cas de projection sur la peau ou d’absorption accidentelle, demander l’avis d’un médecin.



Quels sont les différents modes de préparations en potion ?


1) L'Infusion

On obtient une infusion, en plongeant une plante pendant une durée de 5 à 15 minutes (selon la plante) dans de l'eau bouillante dans un récipient couvert. Pour les fleurs, mettez les dans le fond d'un pot, et versez l'eau bouillante dessus. Avant d'être utilisée l'infusion doit être passée (c'est­à­dire filtrée à travers un morceau de gaze par exemple)


2) La Décoction

On obtient une décoction, en faisant bouillir de façon prolongée, et à feu doux, une plante (avec un couvercle sur la casserole). Il faut mettre la plante dans l'eau encore froide, puis la faire bouillir entre 2 à 15 minutes (sachant que les écorces et les racines doivent bouillir plus longtemps que les feuilles et les tiges). Passez ensuite la décoction, avant de l'utiliser.


3) La Macération

On obtient une macération, en laissant une plante dans un solvant (eau, vin, alcool ou huile) à froid pendant un temps assez long (de quelques heures à plusieurs jours, voire plusieurs semaines). La macération doit se faire dans un récipient à l'abri de l'air et de la lumière. Une fois le temps écoulé, il suffit de filtrer le mélange à travers un filtre papier, ou du coton hydrophile non tissé, et de stocker la macération obtenue dans un récipient bien bouché.


4) Les Extraits

Il existe différents types d'extraits. L'extrait fluide s'obtient en plongeant une plante dans une masse d'eau ou d'alcool égale à plusieurs fois la masse de plantes, puis en laissant s'évaporer jusqu'à ce que le poids du liquide soit égal à celui de la masse de plante initiale. L'extrait mou, est basé sur le même principe, sauf que l'on pousse l'évaporation jusqu'à ce que le produit ait la consistance du miel. Les autres intermédiaires entre ces deux niveaux d'évaporation sont appelés simplement extraits.


5) L'Alcoolat et l'Alcoolature

On obtient une alcoolature en plongeant une plante fraîche, pendant un temps assez long (généralement 8 jours), dans une masse d'alcool à 90 ou 95 ° égale à celle de la plante. Pour des plantes très absorbantes, qui ne s'humectent pas bien avec l'alcool, il faudra augmenter la proportion d'alcool à 3 parts d'alcool pour 2 de plantes, voire même pour certaines plantes 4 parts d'alcool pour 2 de plantes (soit deux fois plus d'alcool que de plantes). Faites attention dans ce cas à modifier la posologie en conséquence. Le mélange doit être remué de temps en temps, puis passé et filtré. L'alcoolature doit ensuite être stockée dans un flacon hermétique.


Sachez que l'alcoolature se conserve peu de temps, et que 50 gouttes d'alcoolature correspondent à peu près à 1 g. On obtient l'alcoolat en distillant de l'alcool sur une ou plusieurs plantes.


6) La Teinture Alcoolique ou Alcoolé

On obtient une teinture alcoolique en faisant macérer dans l'alcool à 60° une plante, à raison de 5 parts d'alcool pour une part de plante.


7) La Teinture

On obtient la teinture en laissant macérer des plantes dans de l'eau, de l'alcool à 60° ou de l'éther.


8) L'Huile et l'Huile Essentielle

On obtient l'huile en laissant macérer à température douce (voire tiède) pendant 3 semaines, la moitié d'un bocal rempli de plantes fraîches ou sèches ou de racines broyées, dans de l'huile remplissant le reste du bocal. Remuez de temps en temps le mélange, puis décantez le tout, et mettez l'huile dans un flacon. L'huile rancit vite, il faut donc en faire peu à la fois, et en refaire souvent. On obtient l'huile essentielle par distillation à la vapeur. Pour cela il faut un ballon, un alambic, et un récipient pour recueillir le distillat. Les plantes doivent être fraîches et propres, et coupées en petits morceaux, ou grossièrement broyées. Placez les dans le ballon avec une bonne quantité d'eau de source filtrée (généralement deux à trois fois le poids de plante). Le mélange dans le ballon doit être porté à ébullition, la vapeur entraîne avec elle le principe actif volatile de la plante, elle se condense dans le serpentin de l'alambic, et s'écoule dans le récipient à la sortie. Généralement la densité de l'eau et celle du principe actif sont différentes, ce qui permet de les séparer facilement ensuite dans une ampoule à décanter, ou un vase à décantation (généralement l'essence surnage au dessus de l'eau, sauf pour l'huile d'amande douce).


9) Le Sirop

On obtient du sirop simple en dissolvant à froid ou à chaud 180 g de sucre dans 100 g d'eau. On peut ensuite y ajouter des principes actifs selon les besoins.


10) Le Cataplasme

Le cataplasme s'obtient en broyant la plante fraîche, et en l'appliquant ensuite sur la zone à traiter. Afin d'éviter que le cataplasme n'adhère (entre autres sur une plaie), il vaut mieux appliquer celui­ci à travers un morceau de gaze. Les plantes doivent être parfaitement propres avant d'être broyées, et 7 doivent même être trempées dans une solution antiseptique neutre si elles doivent être appliquées sur une plaie, et qu'elles ne sont pas elles mêmes antiseptiques. On peut aussi faire des cataplasmes chauds, en utilisant des plantes cuites. Dans ce cas faire attention de ne poser le cataplasme qu'une fois qu'il a atteint une température acceptable (afin d'éviter de brûler la personne). Une fois posé, le cataplasme doit être recouvert d'un linge, ou d'une bande si nécessaire.


11) La Poudre

La poudre s'obtient en pulvérisant une plante, soit au moulin à café, soit au mortier et au pilon, avec du gros sucre en guise de meule (attention de retirer la masse de sucre pour le calcul des doses). Vous pouvez faciliter la pulvérisation en passant la plante au four à feu très doux pendant quelques instants.


C'est bon tous le monde est encore là ? Je vous conseil de rester attentif, les BUSE en potion sont les plus complexes à obtenir après la métamorphose ! Si vous n'avez pas les bases, votre année risque d'être compliquée !



Nous allons faire une pause pour le moment. La suite du cours dans la journée !




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